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Semaine des alternatives aux pesticides – Dossier de presse

Au sommaire :

  • « Procès baillons et des pseudo-label écolo comme HVE : des outils au service du statu quo pour empoisonner en toute légalité »
  • « L’évaluation négligente de la toxicité des pesticides : l’EFSA, autorité européenne de la sécurité des aliments enjointe à changer ses pratiques par 119 élu∙e∙s français∙e∙s et européen∙ne∙s. »
  • « Green Deal et PAC : se fixer des objectifs, c’est bien. Ne pas se donner les moyens (outils, financements) de les atteindre, c’est du greenwashing ! »
  • « Glyphosate : la macabre invention de militaires prendra-t-elle vraiment fin en 2022 ? »

 

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EDITO

 

Nous fêtons un triste anniversaire en ce mois de Mars 2021. Il y a un an, le monde se confinait pour contrer un ennemi invisible, le virus Sars-Cov-2. Il nous a rappelé notre vulnérabilité et l’impact de la destruction de la biodiversité sur la santé humaine. Or, les causes sous-jacentes d’une telle pandémie sont les mêmes que celles qui ravagent des forêts en proie aux flammes, provoquent des sécheresses, dérèglent le climat ; ce sont les activités anthropiques.

 

L’activité majeure à l’origine de cette chute de la biodiversité est le changement d’usage des sols au profit d’une agriculture industrialisée et financiarisée basée sur l’usage d’intrants chimiques de synthèse. Parmi eux, l’utilisation massive des pesticides dont les effets sur la biodiversité et la santé humaine ne sont plus à démontrer. Maladie de Parkinson, lymphome non-hodgkinien, cancer de la prostate, de la vessie, maladie de Charcot, leucémies et cancers du cerveau chez l’enfant… Cette liste non-exhaustive démontre à elle seule l’urgence d’agir pour un changement de notre façon de produire et de consommer !

 

Si les agriculteur∙trice∙s sont les premières victimes de ces produits chimiques de synthèse il n’en demeure pas moins que tout un chacun inhale, boit, ingère des pesticides de façon quotidienne, tant la contamination de l’air, de l’eau et de la nourriture est importante. Et pourtant les chiffres sont là, selon un sondage européen mené en 2017 par INSA Consulere, 80% des européen∙ne∙s interrogé∙e∙s souhaiteraient l’interdiction immédiate du glyphosate.

 

Depuis des années, la société civile s’organise autour de collectifs, d’associations, de pétitions. Toutefois, la multiplication des procès-bâillons à travers l’Europe comme celui de Valérie Murat dans le Sud-Ouest de la France ou encore le très probable non-lieu à venir dans le dossier du chlordécone dans les Antilles françaises, aboutissent toujours à la même conclusion, l’impunité totale des géants de l’agrochimie.

 

La diffusion d’informations, la sensibilisation, la mobilisation doivent se poursuivre sans relâche pour aboutir à un changement en profondeur de nos modes de productions qui doivent se tourner vers l’agroécologie, solution alternative suffisamment efficace pour convoquer sans plus de délais maintenant, le principe de précaution, tant de surcroît, les désastres liés à l’usage des pesticides sont aujourd’hui parfaitement avérés.

 

Dans ce cadre, la semaine pour les alternatives aux pesticides se déroule les dix premiers jours du printemps, du 20 au 30 mars 2021. Organisée par Générations futures, le thème de cette année est la souveraineté alimentaire. La centaine d’évènements prévus (conférence, spectacles, balades, ciné-débats etc…) sont organisés partout en France localement ou en ligne. La séance inaugurale s’est tenue vendredi dernier à 18h sur les politiques agricoles et la souveraineté alimentaire. Benoît Biteau est intervenu sur ce sujet aux côtés de deux autres agronomes, M. Dufumier et P. Pointereau. Retrouvez le programme complet de cette semaine de mobilisation sur www.semaine-sans-pesticides.fr/

 

L’agroécologie, voilà la cible commune qui réunit ces trois agronomes. Face à eux, les défenseurs de l’ « agriculture 4.0 »  qui consiste à utiliser les nouvelles technologies, tels que les satellites, des drones, des capteurs connectés ou l’intelligence artificielle, pour gérer les cultures et les élevages. Monoculture, vaste exploitation, intrants chimiques restent intégrés à l’équation de cette agriculture de précision défendue au plus haut de l’Etat français par le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie.

 

Ce progrès technique n’est qu’un écran de fumée qui engage toujours plus l’agriculteur∙trice dans le productivisme et la surcapitalisation de son exploitation. Il ne permet pas de repenser l’agriculture en profondeur.

 

Réduire l’usage des pesticides de 50% — un des objectifs de la stratégie de la ferme à la fourchette — ne passera que par l’adoption généralisée de l’agroécologie, seule approche globale qui rendra durable notre agriculture. Il faut recréer les conditions d’un contrôle agronomique, dont la diversification des cultures est la clé de voûte. Au-delà de la réintégration de semences rustiques, de la complémentarité des espèces cultivées, l’agroécologie repense notre société dans son ensemble. Reconsidérer la relation agriculture-alimentation comme un système est tout l’enjeu de l’agroécologie permettant dans le même temps de favoriser l’autonomie des paysan∙ne∙s, de réduire les coûts et de repenser les filières dans leur globalité.

 

Il est grand temps de flécher les aides à la diversification des cultures permettant une réduction de l’utilisation de pesticides, d’engager un vrai rapport de force avec les lobbies de l’agrobusiness, et surtout de repenser la place des paysan∙ne.s dans la société !

 

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